Quand on entend Jimmy Cliff, on le rattache tout de suite à la musique reggae et ce n’est pas à tort. Il fait effectivement partie des chanteurs qui ont boosté la renommée de ce genre musical au-delà des frontières jamaïcaines. Toutefois, l’homme ne s’est pas limité au reggae, mais a essayé d’autres genres de musique comme le disco.

Sa biographie

Le 1er avril 1948, Jimmy Cliff est né sous le nom James Chambers à Sainte Catherine, en Jamaïque. Il a grandi dans une cabane rurale auprès de son père. Il a arrêté l’école alors qu’il était âgé de 13 ans et a commencé à apprendre la musique. Il n’a pas tout de suite baigné dans le reggae, mais a fait ses débuts sur des chansons de rock’ n’ roll de grands chanteurs tels que Dee Clark, Little Richard, Fats Domino ou encore Bobby Dray.

Sa carrière musicale a commencé lorsqu’il est parti à Kingston.

Jimmy Cliff

Jimmy Cliff, le reggae man polyvalent

Sa carrière musicale

Arrivé à Kingston, il rencontre Count Boysie avec qui il enregistre pour le Sound System de sir Cavalier, les morceaux Daisy Got Me Crazy et I’m sorry, empruntant le rythme du ska.

Vers la fin de 1961, il envoie quelques chansons à Leslie Kong dont Dearest Beverley. Ce titre a convaincu l’homme de financer son enregistrement. Le disque sort chez Island Records en Angleterre en parallèle avec l’album de Bob Marley. Parmi toutes les chansons enregistrées dessus, c’est le titre Hurricane Hattie qui a eu du succès.

Jimmy Cliff n’abandonne toutefois pas et continue les enregistrements chez Leslie Kong. Parmi les titres marquants, il y a eu King of Kings et Miss Jamaica, qui a cartonné en Jamaïque.

En 1964, il est en tournée avec Byron Lee, puis part pour New York avec Delroy Wilson, Prince Buster et Millie Small. Ils avaient alors pour objectif de lancer le ska aux Etats-Unis. La même année, il est élu parmi les représentants de la Jamaïque à l’Exposition universelle. Il en profite pour présenter un programme baptisé This is Ska !

En 1965, il rencontre Chris Blackwell à Londres. Ce dernier l’invite à tourner avec un groupe de rockeurs blancs et il se retrouve alors aux côtés de P. P. Arnold et Ian Hunter.

Il emprunte plus tard le titre Whiter Shade Of Pale de Procol Harum pour Island.

En 1968, il représente la Jamaïque au concours international de la chanson au Brésil. Il remporte la compétition grâce à son titre Waterfall lequel eut un succès fulgurant dans tout le continent sud-américain.

En 1969, il est sous contrat chez A&M et sort les titres de reggae Wonderful World et Beautiful People qui cartonnent en Angleterre.

Réalisé par Leslie Kong, son premier album sort aux Etats-Unis chez A&M puis en Grande-Bretagne, chez Trojan. Bob Dylan et Paul Simon furent admiratifs surtout devant le titre Vietnam. La ballade Too Many Rivers To Cross y figure aussi, celle que Joe Cocker a reprise plus tard.

Avec cette renommée grandissante, Jimmy Cliff se voit attribuer un rôle dans le film de Perry Henzell intitulé The Harder They Come. Le film, dont le tournage a duré deux ans, raconte les difficultés de l’industrie du disque en Jamaïque.

En parallèle, le chanteur édite deux autres disques à savoir Hard Road To Travel sorti chez A&M et Trojan et dans lequel on retrouve un mélange de pop anglaise avec quelques notes jamaïcaines et Another Cycle édité chez Island qui apporte un autre style musical.

Jimmy Cliff

Jimmy Cliff, le reggae man polyvalent

Quand le film sort enfin, la bande-son a été un grand succès pour Island. On y retrouve deux versions de The Harder They Come ainsi que deux autres titres à savoir Sitting In Limbo et You can get it if you really want.

Après avoir refusé la proposition d’enregistrement de Chris Blackwell, il signe un contrat chez EMI et sort Unlimited. L’album fut toutefois un échec et Jimmy Cliff retourne auprès de Island où il entonne un reggae rapide.

Il a ensuite enregistré des disques de variété, s’essaie au rythme musical de l’Amérique du Sud pour revenir au reggae en collaborant avec Joe Higgs. De nombreux albums de reggae ont ensuite suivis et qu’il a enregistré auprès de différentes maisons de disques.

En 1982, il signe chez CBS et se focalise sur les styles africains et sud-américains. C’est à cette époque qu’il a rencontré Amir Bayyan avec qui il a produit les albums intitulés :

  • The Power & The Glory : celui-ci a été édité en 1983 et contient ses célèbres morceaux Reagge Night et We all are one
  • Cliff Hanger : il est sorti en 1985 et contient Hot Shot et American Sweet
  • Hanging Fire : sorti en 1987 et contient Love me Love me

Ces trois albums l’ont mené au-devant des scènes internationales.

En 1992, I can see clearly now de Johnny Nash fait une fois encore parler de lui. Ce succès a été suivi de la bande originale du Roi Lion, Hakuna matata en 1994.

En 2010, il a été admis au Panthéon du rock à l’occasion d’une cérémonie d’intronisation qui s’est déroulée au Waldorf Astoria à New York.

En 2011, il apparaît dans le documentaire Reggae Got Soul : The story of Toots and de Maytals.

Sa religion et mode de vie

Jimmy Cliff est considéré comme un reggae man. Toutefois, même s’il a porté haut les couleurs de cette musique et de son pays, il se convertit à l’Islam qu’il considère comme étant une religion universelle. Sa reconversion a eu lieu au Sénégal où il prend le nom de El Hadj Naïm Bachir.

 

One comment to Jimmy Cliff, le reggae man polyvalent

Laisser un commentaire

Comment
Nom*
Mail*
Site*